Un écosystème se définit par les interactions entre le milieu naturel et les espèces qui y vivent. Par essence, ces biotopes sont fragiles en raison des variations environnementales et s’ajustent constamment au gré des différentes conditions, climatiques, évolutives, et pressions humaines, etc.
La fragilité est au cœur de nos existences éphémères, sensibles et périssables. L’être humain, tout comme la nature est à la fois puissant et vulnérable.
Cette sculpture composée d’une symbolique de la haie, en bois et acier, et de figurines d’oiseaux en porcelaine ne montre rien de moins que ce qui est devenu tangible aujourd’hui : la beauté de la nature, sa quintessence sacrée, en dehors de son « utilité » pour vivre, est en train de disparaître de nos vies et de notre cœur.
Cette œuvre propose aux spectateurs, une contemplation, une méditation, une plongée dans les profondeurs de ce qui nous rend humains. Que sommes-nous sans la nature, sans les arts, sans le partage ? Sommes-nous réduits à n’être que des prédateurs au risque même de disparaître ? Avons-nous oublié que nous sommes sur terre pour organiser notre effrayant chaos ? Avons-nous perdu de vue que si nous laissons libre champ à la confusion intérieure, nous devenons ses instruments de destruction ? Les mythologies d’antan nous rappelaient à l’ordre, que sont-elles devenues ?
C’est ce mystère que nous proposons de sonder, le bois, la mousse et la magie de la forêt ; la haie qui protège les cultures des dévastations, fécondant chenilles et insectes pollinisateurs ; les oiseaux qui y résident, petit peuple éparpilleur de graines, dissémineur de vie, qui font croître les plantes par leur chant, dites-moi que c’est la joie ! Et tout ce qui nous échappe dans ce grand secret qui est la vie.
Installée dans le parc René Cassin, l’espace nature du centre-ville d’Issoire, avec sa rivière et ses arbres, cette sculpture ronde comme la terre s’élève à environ trois mètres au centre du bassin et participe à l’enchantement du lieu. Elle attire même les regards depuis les rues adjacentes. Les oiseaux en porcelaine, réels et supposés, délicates créatures viennent s’abreuver et bénéficier de la fraîcheur de l’eau tout comme nous, juste le délice d’apprécier ce moment.