A PROPOS
Gilles Bertin Montcharmont
La peinture d’une forêtDevant Les bois perdus, tu es dans une forêt, à la fois perdu, oui, et rassuré, comme dans toute forêt. Sans repères et pourtant dans un ventre où bat un cœur. L’indicible silence autour de toi te conforte, le reste du monde est effacé, derrière les lointaines lisières. Au cas où tu chercherais à savoir pourquoi tu es aussi calme, tu pourrais dire le chevreuil, l’écureuil, le bouvreuil, les écorces, les feuilles, les mousses, l’humus, les toiles d’araignées perlées, les fougères, les odeurs comme une eau où tes épaules sont ; tu pourrais dire qu’entre les futs mêlés, penchés, tavelés de pans de mousse de ces Bois perdus tu es l’un d’eux ; et tu marches sur les feuilles craquantes, tu t’arrêtes, écoutes un oiseau, entends une source : tu es chez toi, tu n’as plus besoin de direction, la ligne de l’horizon est là, si proche, corde brune détendue serpentant au pied des arbres. Tu peux dire tout cela, oui. Pourtant, tu ne pourras expliquer pourquoi dans ces Bois perdus ton sang est si paisible. Tu t’approches d’un arbre, tu tends la main, elle s’arrête surprise, tu ne t’attendais pas à cela, du bois. Tu étais devant une toile. Hugues Séguda avait accroché ces Bois perdus sur ce mur comme un tableau. Mais foin de peinture, de tubes de couleurs thérébentes, de pinceaux, de palettes, de toile. Mais la gouge du menuisier, l’homme du bois, son ciseau, son racloir, qui dans les mains de Hugues ont patiemment creusé la couche bistre du dessus pour révéler le bois brut dessous. L’infinie variété de ses entrelacs, de ses bosses et ses creux, ses nervures. Le bois peint au couteau. Les troncs des arbres de ces Bois perdus ne sont pas feints, ils sont de bois. Du bois des arbres, du bois des forêts, du bois où nous marchons depuis mille fois mille fois mille ans chaque fois que nous voulons nous perdre et trouver quoi ? Nos jambes debout, les arbres.
Geneviève Abrial
Les corps immobilesHugues Séguda nous conduit dans son laboratoire du vivant. Ses matériaux sont les mousses, les lichens, la terre crue, le latex, le bois, les écorces, les pigments naturels, la porcelaine. Les techniques sont nombreuses, gravure sur bois, délicatesse des broderies, finesse des encres de Chine… Nous voyageons dans un univers hybride composé de troublantes représentations : des peaux d’arbre fragiles, des empreintes/suaires de végétaux, des troncs-membres, des forêts-corps, des bois muets. Vivons-nous les derniers temps ? Nos rêves laisseront-ils des traces ? — les lambeaux (fragment ou guenille ?) — les macchabs révèlent-ils la décomposition, la mort en travail dans toute vie ? Autopsier, disséquer, radiographier pour apprendre, connaître, prendre soin. Pour retenir, ne pas oublier, rester au contact.
Devant les œuvres de Hugues, nous entrons dans un imaginaire issu des mondes proches et inconnus de la forêt, de la terre, du végétal, du minéral. Nous aimons sa beauté et son étrangeté. Une part profonde de nous, hors les mots, est actualisée, pressentie : nous sommes la nature. L’humain et le non-humain sont des partenaires de vie. L’art de Hugues le met en lumière.
Au fil de ses expositions, nous avons intériorisé le moi-peau des arbres, l’élégance des mystérieux lichens, la danse sensuelle avec Gaïa, les troncs coupés rangés auprès desquels l’esprit-loup rôde, silencieux témoin de l’outrage commis par la tronçonneuse. Ces images parlent de ce qui nous constitue, de notre destin commun, de notre présence avec ces mondes-là.
Des questions nous taraudent en filigrane : qu’avons-nous fait au cours des temps ? Qu’avons-nous oublié de nous-mêmes et de nos racines en détruisant, en exploitant sans vergogne ce que la Terre recelait ? Quelle place l’humanité doit-elle occuper maintenant ? L’art sensible de Hugues Séguda résonne de ces interrogations. Il montre que nous pouvons retrouver notre relation intime à l’âme de la nature.
Stéphanie Dubertret
À fleur de terre
Marcher sur les sentiers, arpenter les chemins, les bois et les clairières, être saisi.e par leur lumière, puis s'arrêter, écouter, regarder. Voir. Sentir le cœur battre, le souffle irriguer le corps. Frémir. Vers où aller ? Continuer ou s'enfuir, prendre les chemins de traverse. Se faire traverser par la forêt. Rester aux aguets. Se faire forêt. Chevreuil silencieux et affûté. Araignée entre mousses, roches et lichens. Insectes fouisseurs entre feuilles et terre, parmi les sédiments. Racines profondes et vagabondes, comme infinies.
Se situer à la lisière, plonger dans l'éclat nébuleux de la brume, s'immiscer dans l'écart, la fissure, le foisonnement, l'obscur, ne rien chercher et trouver la lumière, partout, une route unifiée, sans début ni fin, dans la vivante matière.
Les images palpitent jusqu'à parfois se faire vision.
Charlotte Rodon, Hugues Séguda et Johan Bonnefoy cheminent ensemble, solidaires, avec leurs encre, gravure et peinture.
Chacun.e dans leur intimité avec le monde, se situant à hauteur de ciel ou de terre. L'infiniment vaste d'un nuage ou d'une route menant vers le lointain se donne à voir, comme le très petit d'un lichen atemporel architecturé, rythmé, mouvementé qui déborde la gravure et le temps, ou les strates et rhizomes puissants irriguant comme au-delà des marges du papier. Les différentes échelles s'entremêlent et coexistent, ouvrent le réel, se refusent à le saisir, à le contenir. Le paysage est ailleurs, les lichens nous échappent, le sol plonge et se dérobe, tout se fait vibration, lumière, mouvement. La vie apparaît. La vie nous déborde.
Et l'artiste n'est plus seul.e. Ces trois plasticien.nes s'ouvrent au vivant, mais aussi les un.es aux autres, dans cette même attention au réel, au vibrant. Iels aussi sont relié.es, uni.es, devenant nécessaires à l'un.e comme à l'autre. Iels collaborent ensemble, avec et pour la nature, se moquant bien de la figure de l'artiste tout puissant. L'ego s'efface. Iels font le pari du partage artistique et jouent la carte de la coexistence sensible.
Leurs trois présences trouvent leur place, organisent l'espace du regard, construisent patiemment leur interdépendance et se retirent pour laisser toute la place à la beauté, à la présence éclairante du vivant.
Mathilde Léïchlé
A propos de Peaux/Parures/Empreintes/Ar(mue)resLa mue est un phénomène cyclique, régulier et spectaculaire, qui touche l’ensemble du monde vivant, les poissons perdent leurs écaillent, les insectes leurs carapaces, les arbres leurs feuilles. Elle marque la fin d’un état et le début d’un temps nouveau. Ces traces d’époques révolues sont abandonnées, perçues comme des déchets, résidus inutiles, elles sont pourtant le souvenir d’un moment de vie, d’un corps et de sa nécessaire (r)évolution...
Par le latex, suc végétal élastique qui suinte pour protéger les blessures de la plante, Hugues Séguda prélève des empreintes de la terre et crée une nouvelle peau des arbres. En l’associant au lichen, connu pour sa grande capacité de résistance et de croissance dans les milieux les plus hostiles, il crée des armures pour des troncs d’arbres mis en danger par l’humain. En y ajoutant des broderies, des motifs de cœur imprimés à l’encre, symboles du vivant palpitant, il en fait des parures. Comme l’indique le titre, Nous nous sommes tant aimés, ces atours sont la trace, parfois le lambeau et toujours la relique, d’une vie tournée vers l’autre... Toutes ces peaux, rassemblées, à la fois barrages et points de contact, soulignent ainsi la façon dont les éléments et les organismes communiquent, se lient, se protègent et se dévoilent dans une interconnexion qui brouille, dans cette chapelle au sens renouvelé, les limites entre visible et invisible, entre présence et absence. Elles nous donnent l’opportunité de contempler un état réel ou construit de ce qui a été pour réfléchir, ensemble, à ce qui pourrait être.
Pascal Masson
Octobre 2018
Voilà!
Vous êtes arrivés.
Êtes-vous passés par la porte secrète, par le miroir ou par les pages d'un vieux grimoire ?
Ne serait-ce pas plutôt par-dessus les feux de la rampe ?
Dans tous les cas, vous êtes arrivés au cœur même de l'histoire que Hugues
Séguda nous raconte.
Voyez! là! La Légèreté. Elle se promène dans les cintres.
Vous semblez décoller ? C'est normal.
Vous êtes comme les personnages que Hugues a créés.
Ses dernières Œuvres volent.
Comme des papillons qui se posent où bon leur semble.
Tiens! La Mémoire vient vers vous. A-t-elle perdu son chemin ?
"Je ne me rappelle plus que de cet arbre. Je l'ai tant aimé!
Mes caresses! Sa peau! Si fine!"
Le souvenir intervient.
Il s'est maquillé. Avec douceur et parcimonie. Son costume est élégant et de bon ton. Il faut être indulgent avec La Mémoire
Comme il dit, avec un accent de Diva italienne:
"je mets du pigment dans ma vie!"...
Dans ce pays, les phasmes sont des troncs entiers confondus sur
du tulle.
Des mues d'animaux étranges vivent en habits de princesses.
La générosité est une tribu de fleur.
L'intelligence est dans l'humilité nanoscopique du végétal.
Dans ce pays, votre image est un jeu.
Camouflage, déguisement, mascarade ou dénuement.
Tout vous va comme un gant.
Dans ce pays, on y reste.
Lontemps.
Sylvie Dallet
Les arts Foreztiers, 2016À la recherche de la Toison d'or
Hugues Séguda travaille la peau des rêves au travers des empreintes glanées dans les forêts, dont il triture, froisse et transforme à sa façon la chimie expressive. Il opère discrètement comme un chirurgien de la Nature, comme si sa belle cliente avait besoin de recollement de rétine, de dissection aérienne, de membranes à recoudre et sublimer. Il a nommé sa dernière exposition du terme d'Autopsia, "voir de ses propres yeux": le plasticien invente, grâce au latex, aux oxydes et aux terres naturelles, une série de dépouilles mystiques, détachées des vies végétales premières, au miroir des humeurs profondes de la forêt. L'alchimie de l'artiste préserve ainsi la forêt vive, qui gît au miroir de l'œuvre.
Le latex reproduit des troncs coupés, polis, et teints, tandis que les écorces deviennent, au fil de la transparence, autant de bijoux de peau. Partout, cette peau vivante et légère, issue de la sève de l'hévéa mais aussi des oxydes organiques, s'immisce dans les états de la nature, étoilant le mystère que l'homme a vu au-delà de la technique qu'il emploie. Ces peaux d'arbre façonnées à partir d'empreintes, pendent au croc d'andouillers de bois, immenses manteaux verts et rougis d'un Barbe-bleue ensauvagé dont nous ne pouvons décrire le visage, sauf à le craindre. C'est dire si la beauté des fragments magnifiés par le décolleteur, troublent et font palpiter les cœurs des passants. Encadrés de bois clairs, les taillis s'enchevêtrent, fondus au noir et blanc du photogramme, Nature déchiquetée où la lumière s'envase et radiographie des carcasses. Une branche porte pour bouture expressive une fermeture éclair. Deux rameaux s'éploient et s'entrelacent, tandis que les écorces flottent comme autant de cartes postales sur un présentoir surréaliste. Le grain du bois et l'envers de la peau voisinent dans des compositions d'assemblages qui nous semblent tour à tour gracieuses et familières. Les pointillés des frondaisons suggèrent une géographie stellaire, portée par un ciel blanc. Étranges formes surréelles, belles aux limites du nu, les créations d'Hugues Séguda portent en elles la crudité humaine dans un questionnement philosophique qui ravit et dérange. L'arbre a t'il une peau qui puisse se desquamer ou se tanner? Peut il être, grâce à l'artiste, écharné sans souffrance? La beauté gît-elle dans cette attention forcée, qui dévoile une vulnérabilité offerte?
La subtile déconstruction d'Hugues Séguda suscite le silence, parce qu'elle parle d'une aventure commune entre l'arbre, l'homme et la femme. Les artefacts des écorces, frottés de vert et de roux sont fardés comme des châsses. Les peaux suspendues brillent comme de l'or, tandis que la couleur perce le simulacre d'éclats singuliers. Il faudra sans doute, comme les Argonautes le firent lors de la capture de la Toison d'or, convaincre la magicienne colchidienne Médée, de bien vouloir ensemencer la clairière pour les héros. Médée qui tire son nom de la racine grecque "méditer", a, naguère, découpé son propre frère en morceaux afin de retarder l'assaut de son père contre son amant. L'arbre pourpre est ici la métaphore des noces du désir, de la médecine et de la création, une dissection somptueuse qui offre en exposition une forme d'attente de l'indicible. Les enveloppes corporelles des arbres dessillent l'imaginaire, par une beauté qui palpite sous l'empreinte. Rien n'y est public, tout est intime, une attirance inconnue circule entre les tailles, les découpes, les photographies, les extensions, les différents regards de l'arbre qui se donne.
APRES-TEXTE
Novembre 2012Sculptures, empreintes et installations, dans les pas de Hugues SÉGUDA...Stéphane Meireles auteur Hugues SÉGUDA, l'artiste aux trois voies élémentaires: Eau,Terre et Feu.C'est d'abord un chemin d'empreintes de pierres (réalisées en latex et terres naturelles) suspendues à des cordes infini...Sous nos yeux et nos doigts timides, la pierre prend la pose! Elle offre en mue de serpent (l'Ouroboros symbolisant le cycle d'éternité de la nature) à la douce lumière artificielle de l'espace Larith.Ainsi,sans fard, Hugues Séguda nous permet de caresser l'âme de la pierre --mandala minéral,ocelle de papillon,soleil de peau où les mémoires laissent les traces de leur sagesse ancestrale.Ici, le temps suspend son vol, Lamartine,le voisin de Savoie, souffle ses vers sur les songes de pierre de Hugues Séguda.En approchant ces formes circulairees, un oeil averti peut trouver toute la passion d'un Richard Long,l'un des fers de lance mouvement "Land Art". Le minéral de Séguda s'étend,à l'air libre du Larith, en fine écorces matricielles,en pellicules d'instants,en constellations de réminiscences rupestres.cet étendage étrange pourrait aussi ressembler à un mobile de Calder; un passé,sur un fil,entre le ciel et la terre.
Puis , notre route vient croiser l'équation du Bonheur, formulé par un psycologue britanique, dans laquelle se mélange, joyeusement, la Nature, l'Extérieur, l'Interaction sociale et les souvenirs d'enfance en été. Là , devant nos pupilles de bambin, se dresse un Teddy Bear géant, tendre énigmatique avec son regard en gros boutons de chemise. Et, plus loin, germent des images et des figures, d'un élan bouffon à un ours mignon noyé dans le ventre d'un ruisseau. Soudain, alors qu'on interdit aux gamins de jouer avec lui, le feu purificateur apparaît sous la forme d'un mystérieux triptyque ! Universalité des souvenirs humains, le temps est un enfant sage qui s'amuse avec les faces polymorphes de la vie !
Enfin, un salon de camouflage, Sweet Family, avec son écran, nous accueille. La guerre est là, autour de nous, au coeur de notre quotidien, dans notre foyer, comme une langue incandescente qui enflamme l'inconscient; aux murs s'affichent des visages de combattants, une ceinture militaire (boyau textile rempli de sable) et, sur un coffre, des petits soldats sont au front ! À la télévision, un programme nous montre la fuite, en caméra subjective, d'un homme perdu dans la forêt. Respiration haletante, peur et sueurs froides. folie "Shining" de Kubrick. Psychose en noir et blanc d'Hitchcock, ou bien épouvante du "Blair Witch Project" de Daniel Myrick et Eduardo Sànchez. La tension monte...et la guerre pose ses rangers boueux sur la table basse du salon...Clap de fin ! La scène de vie aux relents de morts est terminée. Les frontières n'existent pas ! Toutes les murailles sont poreuses, en particulier celles de l'âme que traversent les ombres fantomatiques de guerriers d'aujourd'hui et d'hier.
Jacques Gendrault, galeriste
À propos de Sweet Family

Quand le temps des grandes guerres fut révolu, quand les grands massacres n'eurent plus bonne presse, l'armée, les armées se trouvèrent fort dépouvues avec la paix revenue.La paix, voire! Constatons que les conflits ont pris d'autres formes, occupés d'autres terrains.Mais soyons certain que les services de communication des armées ont planché ardemment afin, fort de ce nouvel état de fait, de légitimer leur propre existence et en conséquence, leurs budgets.
C'est une vision personnelle de ce recentrage que nous propose Hugues Séguda avec son installation Sweet Family. Une vision à première vue douce et rassurante d'un intérieur classique avec ses fauteuils, la télévision leur faisant face, ces petits points de verdure fraîche...À vrai dire, cette sensation de normalité ne dure guère.La vidéo que diffuse l'écran: une descente, en forêt à travers les arbres, prête à toutes les interprétations et fait la part belle à notre imaginaire.Les fauteuis en costume de camouflage nous invitent à un repos que peut venir troubler le souvenir de quelques grandes heures d'héroïsme ou dites telles.
Mais surtout,minuscules jouets à la gloire des héros, ces petits personnages en plastique, en planque, armés de toute l'instrumentation à l'usage d'une mort efficace, nous interrogent. Qui sont-ils? Est-ce mon frère? Mon père? Et pourquoi pas moi-même? Et c'est la grande trouvaille d'Hugues Séguda, qui s'est posé la bonne question.Qui sont ces anonymes?
Tout celà resterait-il possible si un visage identifié était posé sur chacun d'eux?
Il nous a donc présenté ces fameux visages.En gros plans.Et bien ils n'en ont pas!
Là est le mérite de cette installation que de permettre, au-delà même de son propre objet, une réflexion globale sur notre capacité à contenir les envahissements multiples qui nous sollicitent avec tant de constance,à garder confiance en ses propres valeurs,à résister.
Mais surtout,minuscules jouets à la gloire des héros, ces petits personnages en plastique, en planque, armés de toute l'instrumentation à l'usage d'une mort efficace, nous interrogent. Qui sont-ils? Est-ce mon frère? Mon père? Et pourquoi pas moi-même? Et c'est la grande trouvaille d'Hugues Séguda, qui s'est posé la bonne question.Qui sont ces anonymes?
Tout celà resterait-il possible si un visage identifié était posé sur chacun d'eux?
Il nous a donc présenté ces fameux visages.En gros plans.Et bien ils n'en ont pas!
Là est le mérite de cette installation que de permettre, au-delà même de son propre objet, une réflexion globale sur notre capacité à contenir les envahissements multiples qui nous sollicitent avec tant de constance,à garder confiance en ses propres valeurs,à résister.