Queque chose rôde et ronge et mord, c'est la main de l'homme de mort, l'homme n'en démord pas de ses vieilles habitudes de mort, il s'évitent et se vident, ils évident, creusent le tronc, laissent des traces, tracent des signes, ils se signent et saignent l'agneau-loup, laissent des martyrs dans l'église sauvage, et dans les craquements tombent les carcasses des Cassandres qu'ils abattent, des éclats de couleurs comme vitraux qui pleurent, ils ont crû, découvert des crocs, ils ont mordu, ils ont tracés des cercles, et des cercles dans les cercles, jusqu'à ce que ça tourne, tout autour d'eux ça toune, et le vent toune aussi, et le ventre s'ouvre et tout au fond c'est noir, et tout au fond on voit, plus rien ne tourne.
            
                                                          Édouard PERARNAUD   Auteur